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Si l'on parle de traitement thermique sur les
corindons, on utilisera probablement les thermes de "pression partielle
en oxygène" et "pression partielle en hydrogène"
en parlant de l'atmosphère à l'intérieur du four.
La pression partielle en oxygène décrit la partie de la
pression totale qui est attribuée a l'oxygène. Par exemple
la pression partielle en oxygène de l'air est de 0.2 atmosphère
(atm) tant que l'oxygène représente 20% de l'air.
A haute température, l'état de
valence des impuretés avec la concentration et la nature des points
de défaut dans un cristal d'oxyde (comme le saphir) peuvent être
changés en modifiant la pression partielle en oxygène et
par conséquent changer la couleur.
Les points de défaut les plus concernés sont les atomes
d'oxygènes ou d'aluminium manquants (espace vacant), les atomes
d'oxygènes ou d'aluminium supplémentaire (atomes interstitiels),
ou des électrons supplémentaires ou manquants (trous).
Quand la pression partielle en oxygène augmente, les sites vacants
en oxygène décroissent et les oxygènes interstitiels
augmentent. De la même façon, l'aluminium interstitiel décroît
et les sites vacants croissent.
Comment change l'intérieur du cristal alors que toutes ces réponses
aux changements de la pression partielle en oxygène ont lieu à
la surface du cristal?
Certains des points défectueux sont très mobiles a haute
température et peuvent se déplacer par diffusion dans ou
hors du cristal.
L'oxygène lui ne diffuse pas réellement dans ou hors du
cristal tant son taux de diffusion est lent.
L'effet de l'oxydation ou de la réduction sur la couleur en réponse
aux fluctuations de la pression partielle est plutôt accompli par
le déplacement plus rapide des points de défaut.
La pression partielle en hydrogène, est aussi importante car les
atomes de ce gaz, sont si petit qu'ils peuvent diffuser rapidement dans
le saphir et participer aux réactions chimique à l'état
solide.
D'autres gaz typique de l'atmosphère d'un four comme CO, N2,
H2O, CO2, etc. ne diffusent pas dans le saphir à
des degrés significatifs du fait de la relativement grosse taille
de leurs atomes.
Comment l'atmosphère du four est elle contrôlée?
Le saphir est souvent traité thermiquement dans un four où
brûle du gaz naturel, propane, huile, charbon avec de l'air et/ou
oxygène.
Les pierres sont exposées à une atmosphère faite
de gaz résultants de la combustion à haute température.
Par exemple, si le four brûle du gaz naturel, qui est le plus souvent
du méthane (CH4) avec de l'oxygène (O2),
la réaction de combustion est essentiellement:
CH4 + O2 -> CO2 + H2O
Comme décrit, cette formule indique qu'il y a exactement assez
d'oxygène pour brûler tout le méthane en dioxyde de
carbone et vapeur d'eau (la ratio méthane/oxygène est alors
de 0.5). Alors nous avons une combustion totale et une flamme neutre.
Si nous avons plus qu'assez d'oxygène il apparaît un excès
de ce dernier dans le gaz de combustion résultant.
Si au contraire nous avons insuffisamment d'oxygène pour avoir
une combustion complète, alors du monoxyde de carbone CO et de
l'hydrogène H2 seront présent dans le gaz de combustion
et la pression partielle en oxygène (pO2) est très
basse.
En changeant le ratio de méthane et
d'oxygène alimentant la flamme du four, l'ensemble des pressions
partielles en oxygène et hydrogène des gaz de combustion
qui font l'atmosphère du four peuvent être contrôlées
sur une grande gamme mais pas de façon indépendante.
Toutefois, la température du four est quelque peu dépendante
du ratio méthane/oxygène dans le mélange gazeux alimentant
la combustion.
Par exemple, si le ratio est très haut ou très bas, on ne
pourra généralement pas garder le four aux hautes températures
désirées.
Les fours électriques, eux, peuvent contenir n'importe qu'elle
composition d'atmosphère et ce à n'importe quelle température.
Dans une autre approche du traitement thermique,
les pierres sont empaquetées avec du charbon ou des sucres dans
des creusets partiellement scellés pour créer une atmosphère
réductrice.
Tant que le charbon et/ou le sucre existe, la pression partielle en oxygène
est très basse.
En fait, cette pression partielle pO2 est plus basse que la
pression optimale pour des saphirs riche en fer.
Avec la présence du carbone, la pression
partielle à 1300°C et 1800°C doit être respectivement
inférieure à 10-16 et 10-14 atmosphère
(atm).
Ce qui n'est généralement pas
reconnu sur ce type de réduction c'est l'importance du rôle
de l'hydrogène.
Dans un climat tempéré, le charbon de bois contient usuellement
de 8 à 12% d'eau.
Tant que la température augmente, l'eau est éliminée
mais elle rentre aussi en réaction en phase vapeur avec le carbone
comme suit:
C + H2O -> CO + H2
Ce qui crée une atmosphère qui à 'une égale
proportion de monoxyde de carbone et d'hydrogène.
De ce fait les réductions accomplies dans un environnement composé
de charbon sont usuellement plus du fait de l'hydrogène généré
que de l'équilibre avec une très basse pression partielle
en oxygène définie par l'excès de carbone.
Une situation en relation avec cette dernière réaction sur
le charbon existe aussi avec des sucres, des goudrons, et autres matières
organique.
Le sucrose, par exemple, revêt la formule brute approximativement
C12H22O11. Quand il est chauffé
à haute température, il se décompose en créant
une atmosphère avec presque autant de monoxyde de carbone que d'hydrogène.
Dans ces conditions, la pression partielle en oxygène est faible
mais encore une fois, la réduction est menée par l'hydrogène.
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